Chapitre 8
Trahison
I
Dean était assis au chevet de son père depuis deux heures déjà. Tarah était venu le prévenir dès qu’elle avait pu et le jeune homme l’avait laissé à l’hôtel pour surveiller Lex.
John avait repris connaissance et la balle n’avait heureusement pas touché de point sensible. Le cœur était intact mais l’homme avait quand même perdu énormément de sang.
Dean jeta un œil sur la perfusion qui coulait dans les veines de son père et se remit à réfléchir. Il avait laissé Tarah seule à contrecœur. Ca faisait deux fois déjà qu’elle avait été la cible de Geneviève. Dean ne comprenait pas pourquoi la femme avait attendu si longtemps pour atteindre sa fille. Elle aurait très bien pu le faire lorsqu’elles s’étaient revues la dernière fois à moins... à moins que lorsque Geneviève avait appris que Tarah avait retrouvé Dean, elle s’était dit qu’elle ne pouvait plus attendre.
Le jeune homme se mit à soupirer en pensant que par sa faute, la jeune femme était en danger.
Il se mit à repenser à leur brève discussion au sujet de Lana et l’espace d’un instant, mit en doute les paroles qu’il lui avait dit. Il pensa qu’il s’était mentit à lui-même. Il avait aimé Lana. Et il était arrivé quelque fois, que dans ses bras, il en oublie Tarah.
Il ferma les yeux quelques secondes.
Il savait au fond de lui, que même s’il disait la vérité à la jeune femme, elle lui pardonnerait. Parce que c’était Tarah. Parce qu’elle l’aimait et qu’elle le lui avait prouvé à maintes reprises, ne serait-ce que quand elle était venu le chercher à Smallville. Si elle ne l’avait pas tant aimé, en trois ans, elle l’aurait oublié et refait sa vie.
Le jeune homme comprit à cet instant que lui, n’avait jamais prouvé son amour à Tarah d’une si belle façon.
Il ne lui avait jamais avoué que vivre si loin d’elle pendant tant d’années avait été une torture. Qu’il avait eu le cœur déchiré lorsqu’il avait apprit que, par sa faute, elle avait été enlevé et séquestré. Qu’il avait pleuré les larmes de son corps lorsque John l’avait appelé pour lui apprendre qu’il venait de retrouver la jeune femme dans un tel état qu’elle ne se souvenait même plus de son nom.
Il se prit la tête entre les mains et se mit à sourire. Il se souvenait du jour où, pour la première fois, ils avaient fait l’amour. Ils venaient de se disputer sur le fait que Dean n’arrêtait pas de reluquer les fesses des filles dans la rue. Et il l’avait trouvé tellement sexy lorsqu’elle s’était mise en colère qu’il n’avait pu s’empêcher de se jeter sur elle et de l’embrasser. Ils avaient passé deux jours et deux nuits sans sortir de l’appartement. Quelques semaines plus tard, il était parti à Paris.
John ouvrit un œil et aperçut son fils, la tête baissée.
John : Ca fais longtemps que t’es là ?
Dean releva la tête.
Dean : Content de voir que tu vas bien.
John : Tu as laissé Tarah toute seule ?
Dean : Oui... Elle voulait pas qu’on laisse Lex sans surveillance...
John : Il faut que je sorte d’ici... Débrouille-toi pour me faire avoir une autorisation de sortie...
Dean hocha la tête et s’éclipsa. Il se dirigea vers l’accueil, demanda un entretien avec le médecin de son père et 10 minutes plus tard obtenait l’autorisation. Il allait retourner dans la chambre lorsque son téléphone vibra. Il décrocha en sortant de l’hôpital.
Dean : Salut ma puce...
Tarah : Comment va ton père ?
Dean : Il s’est réveillé... J’ai obtenu son autorisation de sortie pour 22h00... Tu tiendras le coup ?
Tarah : Ca va c’est pas trop dur... Tu me prendras de la bouffe sur le chemin du retour ? Achète-moi quelque chose de sucré aussi...
Dean : Pour que tu grossisses ? Non merci !
La jeune femme s’était mise à rire.
Tarah : Non... C’est que... Avec la fatigue je me suis tapé une petite crise d’hypoglycémie tout à l’heure...
Dean : Tu... Tu veux que je passe maintenant ?
Tarah : Non c’est bon... je t’ai piqué tes M&M’s...
Le jeune homme sourit, parla encore quelques instants avec la jeune femme puis raccrocha. Il retourna dans l’hôpital prit deux cafés au distributeur et entra dans la chambre de son père.
John était en charmante compagnie. Une infirmière était venue vérifier que la transfusion fonctionnait correctement et l’homme ne détachait pas son regard d’elle.
Dean s’assit aux côtés de son père et remarqua le décolleté plongeant qui absorbait littéralement les yeux de John. La jeune femme fit un clin d’œil à l’homme qui ne put s’empêcher de rétorquer de sa voix la plus sensuelle :
John : Est-ce que vous aimeriez passer plus tard dans ma chambre pour jouer à docteur cochon et infirmière coquine ?
Dean qui était en train de boire son café pouffa de rire, manquant de s’étrangler. John ricana et l’infirmière qui n’avait pas l’air d’être choquée, avança sa bouche de l’oreille de l’homme et lui susurra quelques mots.
John déglutit, rougit et l’infirmière s’en alla en roulant des hanches.
Dean : J’espère que c’est pas comme ça que t’as dragué maman !
John : Ben en fait...
Dean : Nan nan... Me dis rien s’il te plait...
Le jeune homme avait haussé les sourcils en grimaçant. Ils rirent tout deux, heureux de retrouver une complicité mise à défaut ces derniers jours.
A 21h30, Dean commença à remplir tous les papiers nécessaires à la sortie de son père. Il tenta de joindre Tarah mais sans succès. Il se dit que la jeune femme était certainement en train de dormir et espérait seulement que Lex lui fiche la paix.
A 22h30, John et son fils n’étaient toujours pas dehors. Le médecin avait mis du temps à venir voir si tout était prêt pour que Dean et son père puisse s’en aller et avait retardé le départ.
Ils quittèrent l’hôpital un quart d’heure plus tard, avec la promesse de revenir si quelque chose n’allait pas, et s’engouffrèrent dans la voiture.
John : Comment t’as fait pour me faire sortir aussi rapidement ?
Dean : Je leur ai dis qu’on devait partir de toute urgence au chevet de ton père... Et toi ? Comment t’as fais pour qu’on te pose pas de questions sur la balle ?
John : Tarah leur as expliqué qu’on était partis chasser et qu’elle m’avait tiré dessus sans le faire exprès...
Les deux hommes se regardèrent et secouèrent la tête en même temps.
Dean : On commence sérieusement à déteindre sur elle...
Le jeune homme se mit à rire et démarra l’Impala.
La voiture s’engagea sur l’allée du vieil hôtel. Sur la route Dean avait acheté de la nourriture pour tout le monde et avait passé dix minutes à choisir le dessert qui pourrait faire plaisir à la jeune femme.
Ils garèrent la voiture face à la chambre et soudain leurs regards se posèrent sur la porte.
Ils sortirent en trombe de l’Impala et se précipitèrent vers la porte entrouverte.
Dean entra le premier et parut désemparé.
La pièce était sans dessus-dessous, les cordes qui tenaient auparavant Lex ligotés étaient au sol près de la chaise qui était tombé. Le matelas avait été retourné et le contenu du sac de John était éparpillé partout dans la pièce.
Le sac d’armes que Dean avait laissé à Tarah avant de partir avait disparu ainsi que les affaires de la jeune femme.
Dean : Il lui est arrivé quelque chose !!
Dean appréhendait le pire... Lex avait pu se défaire de ses liens et attaquer la jeune femme, ou pire, Geneviève les avait retrouvé.
Le jeune homme s’affola, cherchant partout dans la pièce un indice pour lui prouver qu’il avait tort.
John était rentré dans la chambre calmement et la première chose qu’il fit était de se diriger vers la table de nuit. Le tiroir était ouvert et il en sortit la paire de lunettes de la jeune femme.
Ayant deviné les pensées de son fils il lui parla posément.
John : Je ne pense pas qu’elle se soit faite enlevé...
Dean : Comment tu peux être aussi sûr de toi ??
Le jeune homme s’était mis à hurler, gagné par l’angoisse.
John : A cause de ça...
John agita les lunettes de soleil sous les yeux de son fils et continua.
John : C’est un système qu’on a mis en place lorsque je prenais soin d’elle... Si elle devait quitter la chambre parce qu’elle se sentait en danger, il fallait qu’elle laisse un objet à elle dans la chambre et de préférence dans un tiroir.
Dean : Où elle est alors ?
Le jeune homme avait saisit son portable et avait commencé à composer le numéro de la jeune femme.
John : Elle ne répondra pas... C’est elle qui t’appelleras...
Dean : C’est vraiment pourri comme plan... Comment je sais si elle n’a rien... Et... Elle est partie avec Lex... Il pourrait s’en prendre à elle...
John : T’inquiètes pas ... Elle est bien équipée...
Il marqua un temps d’arrêt et tout en marchant vers le perron se remit à parler.
John : Il vaudrait mieux que l’on retourne à l’hôtel... Elle nous y retrouvera...
3h00. Aucune nouvelle de Tarah. Dean faisait les cent pas dans sa chambre tandis que John était parti se reposer dans l’autre. Le jeune homme se demandait comment son père pouvait être aussi calme. Peut être l’effet des antidouleurs. En tout cas John était sûr que Tarah allait bien et il avait passé une heure à essayer d’en convaincre le jeune homme.
Dean s’assit au bord du lit et croisa les mains sous son menton. Il avait l’impression qu’un courant électrique lui parcourait le corps. Il ne cessait de remuer et ne pouvait pas se calmer. Il se releva et recommença à marcher au travers de la pièce. Pour la dix-septième fois il prit son téléphone et tenta de joindre la jeune femme. Et il tomba pour la dix-septième fois sur son répondeur.
Ce soir il était passé par tous les sentiments possibles. De la colère à la rage, en espérant que Lex n’ait pas touché à Tarah et de l’inquiétude à l’affliction quand il imagina qu’il était peut être arrivé quelque chose de grave à la jeune femme et qu’elle ne s’en était pas sorti.
La porte s’ouvrit soudain et Tarah entra dans la pièce, la tête basse et sans dire un mot.
Dean : Où t’étais passé bon sang ?
Le jeune homme n’avait même pas remarqué l’absence de Lex trop préoccupé de savoir où était la jeune femme durant tout ce temps.
Tarah ne lui répondit pas, se baissa et attrapa un sac sous le lit. Elle en sortit un grand couteau à cran d’arrêt qu’elle sortit de sa gaine et se releva.
Dean : Bébé ?... Qu’est ce que tu fais...
La jeune femme ne réagit pas à la question et ressortit de la pièce. Elle se dirigea vers la chambre de John qu’elle ouvrit avec fracas. L’homme se réveilla et elle se rua sur lui. Dean accouru mais se sentit soudain projeté contre le mur. John tentait tant bien que mal de se débattre lorsqu’il entendit son fils hurler.
Dean : Mais qu’est ce qu’il se passe !!!!
Alors qu’il luttait pour éviter d’avoir la gorge tranchée, John croisa le regard de la jeune femme.
John : Elle est possédée !!
Aucun commentaire
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Culture Alternative
Concert -
Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web