Lendemain matin,
Je n’avais pas réussi à dormir plus de 2 heures, pas à cause de Max, quoiqu’elle fût en grande partie responsable, mais à cause des clones et de Will. « Que faisait-il ici ? », à part ce que j’ai entrevu dans la chambre… Il a des centaines de femmes à ses pieds, tout comme tous les séries X, pourquoi venir la chercher, ici, à TC et surtout pourquoi une Psy… Comment est-il arrivé jusqu’ici, l’existence de cet endroit est connu de tous, mais comment savait-il… Je ne comprenais pas, voilà une raison pour laquelle j’avais décidé de me lever, pour une fois que je me levais avant Max… J’étais donc là, assis en face de la porte, depuis l’aube à attendre un mouvement dans la chambre de la psy.
8 Heures pile, réglé comme une horloge, la porte s’ouvrit doucement. Sort tranquillement de la chambre Will, habillé simplement du pantalon qu’il portait la veille, autour de son cou il avait une chevalière accrochée à un collier qui été caché par son manteau, hier. Il referme avec précaution la porte mais pas complêtement. Il s’éloigne sans même un regard pour moi.
Ca fait quoi de se taper une psy ?, demandais-je en me levant. Elle utilise ses dons pour te… stimuler ? Il me toise d’un regard froid. J’en étais sûr, ça t’excite ses dons c’est pour ça que tu te la tape… un sourire narquois se dessine sur mes lèvres.
Je ne vis pas arriver l’attaque, il me plaque contre le mur et me maintient de façon à ce que je ne puisse bouger. De là, je pus voir que la chevalière n’en était pas vraiment une, je senti aussi l’odeur de la psy sur lui, une odeur différente de celle des séries X.
Ecoute moi, 494…, commence-t-il.
Alec, précisais-je.
Bien Alec, tu fais encore une allusion et je te jure que…
Aira ? Appelle la jeune femme au pas de la porte.
Elle portait le tee-shirt que Will avait la veille, ses longues jambes étaient fines et pâles, le morceau de tissus ne cachait pas grand-chose… Celui-ci était moins large que ceux qu’elle portait d’habitude… Je pouvais voir quelques formes…
Recouche-toi. Ordonne-t-il doucement tout en me maintenant assez fort pour que je n’en profite pas, il se tourne vers moi. Je rêve ou tu la reluques ?, grogne-t-il en resserrant son étreinte assez fort pour que je sente son haleine.
Hum, t’as manger quoi ? Tu sais même par ces temps difficiles on trouve encore du dentifrice, lui fis-je remarquer. Cette remarque me valut un coup de genou dans le ventre. C’est pas sympa d’attaquer les gens à terre… Bien que je ne le sois pas, souriais-je.
Aira, laisse le tranquille, demande-t-elle en s’avançant vers nous.
Oui Aira, dis-je en exagérant le mot. Lâche moi, tu ne voudrais pas qu’elle utilise ses dons sur toi autre que sexuellement ?
La jeune femme penche la tête, elle semble ne pas comprendre. Etait-elle naïve ? De là ou elle était je pouvais voir un collier accroché à son cou. Le fait que Will me maintenait ne me gênai absolument pas mais lorsqu’il bougea son coude pour me bloquer la respiration, là, je fis une autre tête…
Elle ne fera rien, dit une voix féminine. A moins qu’elle veuille mettre a l’eau le pacte scellé ? Elles se jaugèrent. J’en étais sur…, dit-elle toujours en soutenant le regard de sa sœur.
J’étais toujours embrumée par l’odeur que dégager 222, c’est la que je reconnu l’odeur… Je l’avais déjà senti sur plusieurs femelles X5… J’écarquillais les yeux… Je rencontrai son regard suppliant, elle savait que j’avais compris…
Des étoiles ! M’exclamais-je, je souriais de façon démente en posant mon regard des psy à Will.
La jeune psy peu décemment vêtu s’avance vers nous sans me regarder vraiment.
William… Laisse le à présent,dit-elle en lui posant une main sur la joue, ils se regardent dans les yeux un moment puis, il relâche lentement la pression et fini par me lâcher.
Trop aimable, Aira, rigolais-je tout en époustant mes habits, ce qui me valu un regard noir de celui-ci.
Bien ! C’est fou ce qu’on s’amuse ici mais moi j’ai faim alors Deedee, va t’habiller plus décemment, qu’on aille au mess.
Deedee ?, demandais-je surpris. Moi qui pensai à Lexy…
Moi ! Avec lui ? Elle regarde le X de haut en bas puis sa sœur. Non merci.
Meredith alla, en regardant une dernière fois vers nous, dans sa chambre. Avant d’entrer elle regarde Lexy qui fais un signe de tête, puis elle entra s’habiller.
Une fois la psy hors de vue, Will se dirigea vers son clone en sortant un objet de sa poche, je ne pus voir ce que c’était, mais le visage soulagé de Lexy quand il lui fourra en main, m’avertit qu’il y avait de la corruption dans l’air… Il s’éloigna et sorti de l’infirmerie, torse nu, elle referma son visage aussi vite qu’il avait eu dessus une esquisse de sourire sincère…
Je l’observai un long moment, elle attendait que sa sœur ait fini de se vêtir, au bout de quelques minutes je décidais de lui demander.
Qu’es-ce qu’il t’a donner pour que tu ais souri ? De la drogue ?
Elle ne te dira rien, me dit froidement une voix derrière moi, je me retourne pour apercevoir Will qui revenait.
Rapide, envie pressente ?, le taquinais-je.
Il me regarde sans même me répondre, c’est à ce moment que Meredith sort de la chambre, vêtu de la même façon que sa sœur, Tee-shirt noir et pantalon noir… Tout ceci assez large pour cacher les formes que j’avais cru apercevoir quelques minutes plus tôt.
Et tu supportes le gothisme ? Moi qui pensais qu’après les cellules grises tu aurais préféré voir du jaune ou du bleu…
Le noir minci, dit simplement Lexy en regardant sa sœur qui tendait le Tee-shirt de son amant afin qu’il le mette.
J’aurai besoin de joindre le Canada, tu dois pouvoir, me demande froidement Will.
Le QG,
Oui oui tout ça est très bien mais moi j’ai faim et Deedee aussi… Pas vrai ?, demande Lexy en regardant avec insistance sa jumelle. Vous voyez ?, confirma-t-elle quand Meredith hocha à contre cœur.
Après les mess je vous amènerai au QG. Dis-je en suivant le petit groupe qui se dirigeaient déjà vers les mess.
Oh super !! Comme ça on pourra parler à Vi, s’exclame Lexy en tirant la main de sa sœur qui s’était arrêté au moment où ce prénom fut prononcé. Allez M, ne soit pas si jalouse, je suis sûre qu’il ne l'a sautée qu’une fois ou deux par jour, rigole-t-elle, son rire s’intensifia quand elle rencontra le regard froid de Will. Boo, c’est qu’il ferait peur…,rigole encore celle-ci.
J’observai le petit groupe, Lexy tenait la main de Meredith qui marchait doucement, Will marchait d’un pas rapide à mes côtés. Je me demandais si ils étaient vraiment un couple, à part pour ce que j’ai vu hier soir, mais ce n’est pas rare qu’un X ne vienne voir une femme que pour le sexe… Je me demandais aussi qui était cette Vi, pour que la jeune femme refuse d’avancer, mais je préfèrais ne rien dire et attendre le bon moment…
Au mess, je ne me mis pas à côté d’eux, je m'étais séparé du groupe bien avant, prétextant une envie pressante. Quand je fus de retour à la cantine, ils mangeaient sagement avec d’autre X5 que Will connaissait sûrement. Les psy elles discutaient entre elles, enfin pas une parole ne sortait de leur bouches, mais sans savoir pourquoi, j’étais sûr qu’elles discutaient…
J’avais à peine fini mon petit déjeuner que Will m’attendait au coin de ma table.
Je vois que tu es pressé, souriais-je, en le regardant puis je repose mes yeux sur les X qui partageaient ma table.
Je vois que tu ne l’es pas. ragea-t-il en posant ses poings sur la table.
J’ai pas fini mon assiette, mentis-je.
Te fous pas de moi, 494. J’ai d’autres choses à foutre qu’attendre un crétin qui papote comme une fillette, rugit-il.
Ah oui ? Vi ? C’est ça ? ,demandais-je en regardant Lexy qui me sourit en retour.
T’occupes pas de ça, ce n’est pas tes oignons, gronde Will
Tout ce qu’il se passe ici, c'est mes oignons, dis-je en faisant un geste circulaire de la main.
J’ai pas le temps de bavarder avec toi, amène moi au QG !
J’ai toute ma journée, moi, enfin tu vois j’ai des obligations alors peut être que le QG…
Amènes nous y, ordonne Will plus fort.
Bien comme tu veux, consentis-je. Bon les filles, le devoir m’appelle, dis-je au groupe d’alpha mâle auquel je m'étais mêlé.
Les X5 souriaient et je m’éloignais d’eux, Will et les psy sur les talons. Regardant derrière mon épaule je vis que Meredith ne voulait toujours pas marcher vite. William se mit à ma hauteur.
On m’a dit que vous aviez retrouvé les dossiers de Manticore…, commence-t-il.
Si on te l’a dit… Fis-je seulement.
Je souhaiterais les consulter.
Ils sont à toi, dis-je simplement le regardant, il ne montrait aucun trace d’émotion, même malsaine dans le regard, simplement un regard vide, comme on l’apprend à Manticore.
J’entrais en premier au QG, elle était là, encore plus belle qu’aux lueurs du jour… Occupée à faire de la paperasse, un stylo astucieusement placé sur son oreille, « que j’aimerais être ce stylo » Pensai-je en rêvassant à ce que je pourrais lui faire quand le soleil se coucherait enfin… Je fus bousculé par Will, ce qui coupa court à mes pensées.
Hey !, grognais-je, j’étais si bien dans mes pensées, Max… Hum, sa peau douce et fine sous mes caresses.
Fini de rêvasser Alec, tu lui feras tout ce que tu veux plus tard, dit très doucement Meredith à mon oreille.
Quoi ?
Au lieu de me répondre elle me sourit et rejoint Will et sa sœur près de la table. Je reste un moment à les contempler, interdit. Comment faisait-elle ce genre de choses. Comment savait-elle à quoi je pensais ? Une claque qu’on m’administrait à l’arrière de la tête me réveilla.
Qu’es-ce que vous avez tous ?, me plaignis-je en frottant l’endroit touché.
Arrête de rêvasser, crétin, grogne Max.
Quand vous aurez fini de vous engueuler comme des adolescents pré-pubères, vous me ferez signe on pourra peut être passer à autre chose, grogna Will qui n’avait ni le temps ni l’envie d’écouter une dispute qui s’annonçait longue entre les deux X5.
On ne s’engueule pas, le jour ou sa gueulera, tu le saura, répondis-je.
Bien, si on est là, c’est pour une raison, dit Will en tirant une chaise à côté de la table mais au lieu de s’y asseoir, il fait signe à Meredith, qui obéit sagement à cet ordre silencieux. Une fois celle-ci assise, il reprit :
Bien, j’aurais besoin de joindre le Canada. Fit-il en passant son regard de Max à moi.
Tu veux aussi un café ?, ironise Max.
Moi j’en veux bien, dis-je tout sourire.
Dans tes rêves dom Juan, grogna-t-elle. Dix regarde si tu peux joindre Sam, s’il te plaît.
A tes ordres, dit l’intéressé en remettant le casque qu’il avait enlevé à l’arrivée du groupe.
Et tu obéis à un traître ?, demande Will.
Tu es pas ici pour faire un scandale 222, alors si tu veux obtenir quelque chose, sois gentil avec elle, c’est elle le chef, dis-je un léger sourire sarcastique aux lèvres.
Et en plus c’est un chef, bah voyons, s'exclama-t-il en poussant légèrement la chaise de Meredith afin de mieux l’installer.
J’observai le couple, il n’en avait pas l’air comme ça, mais Will semblait être très attentionné envers elle, savait-il ? Je ne pense pas, vu la tête qu’elle m’avait faite au moment ou j’avais compris. Mais comment ce faisait-il qu’il ne sente rien… Qu’il ne voit rien…
Tu veux ma photo ? ragea Will.
Non, je pensais juste au fait qu’il faudrait que tu changes de lunettes mec, dis-je en observant sa compagne.
Mon couple te gène ?, demanda-t-il.
Non, bien que je ne vois pas pourquoi un X5 ne veuille pas être avec un autre…
Très bien, moi, je ne vois pas pourquoi tu te tapes un traître, me coupe Will.
Un partout la balle au centre, raille Lexy en s’asseyant auprès de sa sœur.
Hé ! Je ne suis ni un traître, ni une balle, s’offusque Max.
Qui t’as dit que je faisais allusion à toi ?, demande Lexy.
Pour moi tu n’es qu’un traître à la patrie, grogne Will ne faisant pas attention à la remarque de la Psy.
La patrie ? Tu parles de Manticore là ?, demande Max.
Manticore n’existe plus, et ce à cause de toi, dit Will, ce qui fit se tendre les psys qui se donnèrent la main.
Pourquoi « à cause » ? , demandais-je intrigué du ton utilisé par celui-ci et surtout par la réaction des Psys.
Occupe toi de tes oignons on te l’a déjà dit, grogne Lexy.
Tu sembles oublier quelque chose, dit Max en regardant la Psy. Ici, c’est la balle qui dirige, donc tout ce qui se passe dans cette enceinte, c'est mes oignons.
Je ne voudrais pas gêner une grande conversation qui s’avérait très intéressante mais je peux savoir pourquoi on m’appelle ? Max on a eu une conversation il y a peu… , se fit entendre la voix de Sam.
Je la bascule sur l’écran principal, dit Dix tout en liant le geste à la parole.
Bien je peux savoir pourquoi…, commence-t-elle en voyant Will, elle stoppa net, et instinctivement, bomba le torse. William ? Tu fais quoi ici ?, demande-t-elle ne pouvant que voir Will, Max et Alec qui étaient à présent côte a côte.
Rapport, ordonne celui-ci.
Ca a le mérite d’être clair. Pouffai-je.
Sam avait l’air très sérieuse d’un coup, elle racontait tout ce qu’il se passait là-bas depuis son départ, les différentes disputes, ce dont je me rendis compte c’est qu’il y avait beaucoup de Psys au Canada. Et surtout qu’il s’était absenté depuis un certain temps. J’observais Meredith qui tapait du bout des doigts d’un mouvement vif de sa main libre, elle était stressée, par Sam, ou par cette Vi ? Je n’écoutais déjà plus ce qu’ils ce racontaient, quand il s’éloigna de mon flan gauche, ça me fit sortir de ma torpeur, j’entends le soupir de soulagement sortir de la bouche de Sam.
C’était ça l’arrivée ?, demande Sam à Max.
Au moment ou j’ai parlé avec toi je ne savais pas, on m’avait caché qui elle était, répond Max en me regardant.
Hey ! Tu ne me l’as pas demandé, dis-je en levant les mains au ciel en signe de rédemption.
Bien maintenant que tu as vu qu’elles étaient là, passe moi Vilay, je dois lui parler, ordonne Will. A moins que tu aies autre chose à me dire.
Non, je vais la chercher, dit Sam en se levant de son poste.
Will profite de l’absence de celle-ci pour rejoindre un instant les clones et glisser un mot dans l’oreille de sa compagne.
Non, dit celle-ci.
Bien…, fait Will en retournant auprès de nous.
Tu lui as dit quoi ? Viens chérie j’ai encore envie de toi ?, rigolais-je, réflexion qui me valu une claque derrière la tête. Hé !! ,m’offusquai-je.
Tu ne penses vraiment qu’à ça, sois sérieux, un peu, grogne Max en fixant l’écran.
Je reportais mon attention sur l’écran, une jeune femme vint s’installer auprès du terminal, elle était d’une splendeur à couper le souffle, une X5 apparemment, pas très grande, de long cheveux noir délicatement attachés en une tresse épaisse, des yeux noisettes en amande définissant son origine asiatique.
Will allait parler quand il se coupa.
C’était quoi ça ?
De quoi ?, demandais-je sortant de ma contemplation, je n’avais rien entendu.
L’explosion ?, demanda Max.
Tu sembles ne pas t’en inquiéter… ,grogna Will, ne faisant pas attention à la jeune femme à l’écran.
C’est Lee… Et c’est à ton tour Dom Juan, dit-elle.
Ah non ma chère je te signale que j’y suis allé la dernière fois.
Non la dernière fois, c’était moi, elle m’a envoyé chier.
Je vois pas pourquoi j’irai, elle va encore me recevoir…
On le joue à pile ou face ?, demande Max en sortant une pièce et la lançant en l’air.
Face, dis-je.
Pile ! T’as perdu allez zou !!, dit-elle triomphante. Je ferai un beau discours à ton enterrement, ajoute Max.
Je peux savoir ce que c’est que vos conneries ? Demande Will.
Rien, juste qu’elle n’apprécie pas trop qu’on lui dise ce qu’elle a à faire…
Dites, elle a recommencé, crut bon de signaler Mole dans l’embrasure de la porte.
Oui, Mole, on est au courant, Alec allait justement y aller, pas vrai ?, sourit Max.
Oui bah il faudrait lui dire de stopper ce genre d’entraînement, elle va finir par bouffer tout notre stock, grogna Mole.
J’y vais !, m’exclamais-je en passant devant le lézard. Mais si elle me tue vous aurez un mort sur la conscience !
Mais oui, c’est ça. On va te pleurer quand tu sera plus là, dit Max, essuyant une larme invisible au coin de l’œil.
Quand Alec fut enfin parti, Max rencontra le regard interrogateur des Psy.
Elle ne lui fera rien, affirma-t-elle.
Un léger toussotement se fit entendre, bruit qui provenait de l’autre coté de la ligne.
Will, je peux savoir pourquoi tu m’as faite appeler ?, demande la jeune asiatique. J’étais en pleine étude…
Au lieu de répondre il fit comme la fois précédente, il se déplaça légèrement pour laisser champ libre à la vue de son opposante. Elle vit Lexy, qui se recula.
Mayleen…, souffla Vi surprise.
La jeune femme se leva, les traits tirés par la jalousie et la colère, elle se planta devant l’écran.
Je ne t’ai pas autorisé à m’appeler ainsi, il n’y a qu’une personne qui ait ce droit… , grogna-t-elle en regardant son amant.
Aira, je t’en prie, dit Will.
Ne m’appelles pas ainsi, pas en ça présence. Elle toisa l’image. Comment oses-tu…
Meredith, calme toi à présent elle ne t’a rien fait, dit sèchement Will. Il vit le visage de sa compagne se faire plus dur, il n’eut pas le temps de se reculer qu’il recevait une gifle magistrale.
Ne m’approche plus, ne me touche plus, ne me parle plus, grogna la jeune femme en s’éloignant, la main sur son collier.
En sortant, elle buta sur Mole qui était toujours au pas de celle-ci, il attrapa son bras et la força à le regarder un instant, avant de la laisser partir.
Ah les hormones, marmonne Mole pour lui-même, non sans un regard avertisseur de Lexy et interrogateur de Will.
Tu sembles la connaître ?, interroge Will.
Non pas vraiment, elle venait souvent dans les sous-sols…, dit simplement le freak.
Il allait rajouter quelque chose mais des coups de feu se firent entendre.
En parlant d’hormones, sourit Max. Il s’est fait recevoir.
Et vous n’allez pas voir ?, demande-t-il.
Comme je te l’ai dit, elle ne lui fera rien, elle a sûrement tiré à côté pour pas changer.
Vous la laisser vider votre stock ?
Une chose… , dit Mole avant que Max ne réponde, il regarda Lexy dont le visage était devenu dur et haussa les épaules. Trouve ce que Lee a et tu sauras ce que Meredith a, fit-il en sortant.
C’est pas notre stock, c’est le sien, on ne va la voir que pour la forme et pour voir comment…, dit Max, se coupant volontairement quand elle compris de quoi le lézard parlait.
William regarda un instant Max ne comprenant pas de quoi elle parlait, une fois qu’il en aurai fini avec Vi, il irait chercher cette Lee… Quand il reporta son attention sur l’écran, la personne avait changé, une jeune femme blonde aux yeux bleus perçants et au teint rosé, elle se tenait droite devant l’écran, laissant a peine entrevoir Vi derrière elle.
Monika ? Que fais-tu ici ?, demanda Lexy qui s’était levée et qui se tenait à présent aux côté du X5. Où est Lyne ?
Occupée, répond froidement celle-ci.
Je peux savoir ce qu’il se passe ?
Tout se passe bien.
Pourquoi est-tu là alors ? Demande Lexy.
Les bruits de couloir disaient qu’elle était en vidéo conférence, je suis arrivée trop tard. Je voulais savoir comment elle allait…, fit Monika.
C’est pas de l’hypocrisie que j’entends dans ta voix ?, demande Lexy.
Non !, dit l’intéressée trop rapidement. Je voulais vraiment savoir…
Elles vont bien, grogna Lexy. Très bien même.
Ca me rassure, dit son opposante avec une mauvaise foi mal cachée.
Je pense…, commence Lexy.
Parce que tu es capable de penser sans elle à présent, Lex ?
Je ne te permets pas…
J’ai pris ce droit, coupa Monika, les paroles étaient pleine de sous-entendu.
J’ai peur de comprendre… , pâlit Lexy.
N’aies pas peur, fit son interlocutrice en se tenant plus droite.
Sans un mot Lexy, prit rapidement la direction de la sortie. Will et Max qui avaient assisté à cet échange plus qu’étrange, restèrent bouche baie un instant. Il bougea en premier, tournant la tête vers l’écran, Vi était à nouveau seule.
Va dans mes quartiers, dans ma chambre, tiroir du bas, l’enveloppe, prend ce qu’il te faut et ramènes toi au plus vite, grogne Will qui ne la laissa pas parler.
La jeune femme hocha la tête et coupa la conversation. Will se dirigea vers la sortie du QG.
On dit que l’amour rend aveugle, mais il doit altérer d’autre sens, dit Max en replongeant son nez dans les papiers.
Will l’observe un instant et sort.
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