Quand Lexy arriva dans la chambre de l’infirmerie, elle était là, couchée sur le lit, le Tee-shirt relevé, elle caressait tranquillement son ventre. Meredith ne faisait pas attention à l’arrivée de sa sœur, restant concentrée sur les petites boules qui se formaient quand elle touchait un endroit.
Elle est vigoureuse, dit Meredith.
Tel père, tel fille, dit simplement Lexy.
Elle fait mal quelques fois.
Lexy haussa les épaules, s’approcha d’elle et vient s’asseoir sur le lit, posant sa main sur celle de Meredith.
Que s’est-il passé… Là-bas…, commença Lexy.
M ne répondit pas. Sa jumelle crispa la main qu’elle avait posé sur celle de sa sœur, plantant ces ongles.
- Répond moi, M, exigea-t-elle.
Pour toute réponse, elle leva la tête vers sa sœur et planta son regard sur le mur à côté d’elle, Lexy prit, de sa main libre, le visage de Meredith et l’obligea à la regarder.
Monika a profité de la conversation pour venir voir, elle m’a semblée bien sûre d’elle, qu’à t-elle fait ?, demanda durement Lexy.
Son clone ne répondit rien, ça l’énervait, elle voulait savoir, elle devait savoir…
M… Commença-t-elle, mais elle fut coupée par la porte qui s’ouvrit de façon assez brusque.
Lexy, tu nous laisses, ordonna Will.
Elle le regarda un moment, il semblait en colère, elle sortie sans une réplique.
Meredith avait eu le temps de se mettre sous la couverture avant qu’il ne voit quelque chose.
Il est de qui ?, ordonna-t-il de savoir.
Je t’ai dit que je ne voulais plus rien avoir à faire avec toi, répondit sèchement Meredith.
De qui ?, grogna-t-il.
Je ne sais pas de quoi tu parles. Je ne peux te répondre.
Pour toute réponse, il tira la couverture, découvrant le corps mais aussi le ventre de sa compagne.
Si tu m’as caché ça, c’est qu’il n’est pas de moi, qui c’est ?
Elle le regarda mais ne répondit pas.
Meredith ! Réponds moi ! Qui est le père de cet enfant ?, hurla-t-il en touchant le ventre arrondi. Tu m’as menti, tu m’as trahi !
Laisse moi, William, je suis fatiguée, je veux me reposer.
Je ne te laisserai pas tant que tu ne m’auras pas dit de qui il est. Zen ? Tag ? Qui ? Tu m’entends ? Qui !, ordonna-t-il de savoir.
Meredith restait muette, elle aurait du se douter que ça finirait ainsi, elle aurait du lui dire mais…
Vas t’en, laisse moi en paix, dit-elle en se levant.
Non, May, je veux savoir.
Fous le camp ! De quel droit tu entres chez moi m’ordonnant de te répondre, va t’en, rugit-elle d’une voix presque masculine.
Non !, fit William se plantant devant elle, il toucha à nouveau le ventre.
Je t’ai dit de ne plus me toucher !, hurla-t-elle, en levant sa main, ce qui projeta Will contre le mur. Chut ma petite chérie, il va partir, dit-elle en caressant son ventre. Ne t’inquiète pas, laisse maman en paix, tu veux, tu es trop forte pour moi…, dit-elle en allant se recoucher.
Une fille ?, demanda Will en se relevant, du revers de la manche, il essuya sa lèvre fendue.
Je ne veux plus entendre parler de toi, dit-elle en arrachant le collier qu’elle portait, elle lui lança à la figure et se tourna vers le mur. Quand je me retourne, je veux que tu sois parti William, fit-elle durement.
La porte se ferma dans un claquement fort laissant William sur le pas de celle-ci.
T’es qu’un crétin, lui fait une voix.
T’étais au courant ?, demanda-t-il.
T’es qu’un crétin, répète-t-elle. Ma sœur n’a d’yeux que pour toi, et ce depuis le premier jour ou elle t’a rencontré.
Flash back
Il passait son unité en revue, il devait partir en mission sous peu.
582, as-tu préparé le terrain comme je te l’avais demandé ?
Oui lieutenant !, dit 582 très droite et sérieuse.
Les armes ? Il vit une forme étrange se cacher derrière un immeuble.
Prêtes à fonctionner, répondit-elle.
Les plans ?
Appris par cœur., dirent la partie de l’unité qui partait avec lui.
222 n’écoutait plus, il regardait cette forme, il laissa son unité qui resta interdite devant l’attitude étrange de leur chef. Plus il s’approchait, plus il put définir la forme comme celle d’une jeune femme.
- Que fais-tu ici ? Tu n’es pas avec ton unité ?
- J’observe, dit-elle d’une voix douce, sans se retourner.
Il suivit son regard, devant lui une unité de jeune X, ils ne faisaient rien de spécial, un entraînement normal… Quand elle se retourna vers lui, il se sentit envahi d’un sentiment étrange. Elle lui sourit tendrement. Ils restèrent un instant comme ça.
M… On a besoin de toi, fit une voix qui les ramena à la réalité.
Il se retourna pour voir une femme identique à celle qui l'avait laissé bouche bée. Sans répondre, la jeune femme suivit son clone sans un mot pour lui. Il ne bougea pas d’un poil.
Elle est dans qu’elle unité ?, demanda-t-il quand il sentit une présence connue auprès de lui.
Elle ne fait pas partie d’une unité, elle est l’unité, répond son bras droit.
A force de traîner en section Psy, tu deviens comme eux, 582.
C’est une psy.
Une psy…
Il la regardait s’éloigner. M… Etait-ce son prénom ou sont clone avait juste fais hem… Pour les ramener à la réalité ? Une psy…Il savait comment la revoir à présent…
Fin du flash back
Je ne comprendrai jamais les X, elle n’a jamais aimé que toi, elle n’a jamais couché qu’avec toi, elle m’a toujours saoulé avec toi, et toi tu oses penser qu’elle a été infidèle ?, demande-t-elle en s’éloignant.
Il resta un instant à contempler le dos de Lexy. Il tourna sa tête vers la porte fermée de la chambre.
Flash back
La mission avait ratée… Toute la mission n’avait été que suite d’erreur… Pourtant tout était prêt, il suffisait d’entrer, de prendre les cd et de resortir, pour cela ils étaient 4, 2 qui entraient et 2 back up pour protéger leurs arrières. Tout ce passait bien, ils avaient suivi son plan à la lettre, mais chose qu’il ne savait pas, c’est que l’entreprise qu’ils étaient en train de voler avait changé les tours de garde, sans prévenir, même la taupe que Manticore avait dans celle-ci n’était pas informée de ce changement, soupçons ? Il n’en savait rien. Ce qu’il savait c’est que son bras droit, son meilleur soldat était à l’infirmerie entre la vie et la mort, et que lui était là, devant cette porte à attendre des nouvelles.
Tu dois me suivre, fait une femme à côté de lui.
Il l’observe un instant, de taille moyenne, blonde aux yeux verts. Il observe à nouveau la porte.
Suis moi à présent, tu as des comptes à rendre…, dit-elle en commençant à s’éloigner.
En bon soldat, il la suit sans poser de question, il jette un dernier coup d’œil à la porte de l’infirmerie avant de s’éloigner. Elle le fit marcher quelques minutes dans le dédale de couloirs. La jeune femme poussa une porte battante et lui montra une porte.
Entre, elle ne va pas tarder, fit-elle en s’éloignant.
A l’intérieur de la salle quelques armoires, un bureau, et, planté en plein milieu de la salle, un fauteuil. Il alla à la fenêtre et observa l’extérieur. Au bout d’un moment la porte s’ouvrit lentement. Il planta son regard sur celle-ci. Derrière elle, une jeune femme, elle était vêtue d’un survêtement gris, les cheveux long et noir, les yeux d’un bleu clair…C’était elle, la psy, d’une beauté à couper le souffle, elle était telle une statue de sel, fragile, mais quelque chose dans son aura lui disait qu’elle était forte…
- Je me nomme Meredith.
Fin du flash back
Inconsciemment il avait serré les poings, la douleur le sortit de sa torpeur, il baissa la tête et observa l’objet dans sa main. Le collier, au bout de celui-ci une bague, symbole de leur amour et deux plaques militaires. Dessus était écrit son matricule, mais il avait dealer avec un garde la gravure du prénom qu’elle lui avait choisi, William. Il pris l’objet en main et le mis autour de son cou.
Ce n’est pas fini Mayleen, je n’ai pas dit mon dernier mot, dit-il en s’éloignant de la chambre.
Deux jours s’était passés depuis la conversation plutôt étrange qu’elle avait eue avec son chef d’escouade, elle avait suivi ses instructions à la lettre, dans cette enveloppe se trouvait de l’argent. Elle en prit assez pour se payer un aller en avion, moyen le plus rapide pour aller d’un point A à un point B encore fallait-il trouver un vol rapidement…
J’étais au QG, occupé à faire de la paperasse, Max m’avait lâchement abandonné prétextant qu’elle avait fait les derniers… Menteuse… Je poussais les papiers plus ou moins importants pour me concentrer sur des plans d’un musée. J’observais les différentes salles de celui-ci, plusieurs ailes, pas assez de garde… Un grognement mécontent me fit sortir de ma concentration.
On ne trouve pas ce qu’on veut ?, demandais-je.
Lâche moi, 494. Grogna 222.
Moi ce que je dit…
Il ne prit pas la peine de lever la tête et se mit à chercher à nouveau dans l’ordinateur laissé à sa disposition par mes soins.
Je connais par cœur ce qui ce trouve à l’intérieur, dis-je.
Il leva la tête et sembla être intéressé par ma phrase. Il me fixa de son regard inquisiteur. On resta ainsi de longues minutes, jugeant la franchise de mes paroles.
Les dossiers médicaux, finit-il par dire.
Désolé mec, il n’y a rien de tout cela là dedans, penses-tu réellement que Manticore était assez fou pour garder des traces des horreurs qu’ils nous faisait subir ?, lui demandais-je sincèrement.
Il ne répondit pas mais je cru déceler une seconde de désespoir, si courte que j’ai pu me tromper…
Alec, du mouvement entrée nord, prévint Dix.
Montre, dis-je simplement.
Il obéit rapidement et met l’écran de surveillance sur l’écran centrale. Je reconnus rapidement la personne. Will partit rapidement.
Préviens Max, qu’elle nous rejoigne, ordonnais-je en me levant et sortant du QG.
Je me déplaçais rapidement vers l’entrée, je fus rejoint par Max qui marchait à présent à mes côté.
Laisse entrer Lake, ordonnais-je, le X6 ne se fit pas prier.
Devant nous une jeune femme, Vi… Elle s’engouffra dans les bras de 222, le serrant, pour toute réponse il posa une main au bas du dos de la X. Max tapota mon épaule pour me montrer qu’il n’y avait pas que nous quatre. Derrière nous se trouvait Meredith, qui ne perdait pas une miette du spectacle, son visage était dur, froid voir glacial, elle ne dit rien observant les retrouvailles. Je la regardais caresser machinalement son ventre.
Hem, fis-je à l’intention du X5 afin qu’il se tourne vers moi, ainsi il pourrait voir la jeune psy.
Meredith, dit-il en la voyant, il éloigna doucement son amie.
Sans répondre la psy le toisa d’un regard glacial tout en observant tour à tour les deux X. Elle s’éloigna les poings serrés.
Waouh ! Le regard de la mort, elle t’en veut mec… J’allais rajouter quelque chose mais un coup de poing dans les côtes stoppa mon exclamation. Maxie ! , m’exclamais-je en frottant la partie meurtrie.
Il ne prit pas la peine de me répondre et suivit sa compagne, il fit signe à son amie de le rejoindre. Il n’avait pas pu lui parler, Lexy faisant barrage entre lui et sa sœur, à présent que son clone était occupée à faire il ne savait quoi. Il avait ordonné à un X5 de l’éloigner, ayant reçu un appel de Vi au moment ou elle prenait l’avion. Il alla directement dans la chambre talonné de près par la jeune femme.
Ouvre, ordonna-t-il durement.
Personne ne répond.
Ouvre, s’il te plaît, répèta-t-il.
Au bout d’un instant la porte se déverrouille, à peine entré dans la chambre, il évite de peu un oreiller qu’elle balance.
Comment as-tu osé ramener cette…, hurla-t-elle en lançant un autre oreiller.
Montre lui, ordonna-t-il sans faire attention à sa phrase, il referma la porte derrière eux.
Tu rêves William ! Je t’ai dit que je ne voulais plus rien avoir à faire avec toi. Va t’en toi et emmène cette traîtresse !, grogna-t-elle en lançant une chaise.
Traîtresse ? Je nous croyais amies, souffla Vi.
Sois proche de tes amis, mais encore plus de tes ennemis, ah ? Je suis l’ennemie, je l’ai toujours été, répliqua Meredith.
Pourquoi tu dis cela ?, demanda Vilay.
Tu n’attendais que mon départ pour être avec lui, tu as toujours été jalouse de moi et de mon couple, grogna M.
Tu oses penser que je veux prendre ton mec ?
Tu n’attendais que ça, toutes ses petites attentions, ces gestes, je suis sure que cette histoire avec ce X ne sont que balivernes, hurla Meredith qui gesticulait devant la X5.
Dante, ce X s’appelle Dante, tu le sais, je t’en ai déjà parlé.
Dante, Dalton, Donni, c’est pareil, tu n’en avais qu’un seul en vue, tu as profité de mon départ pour te l’approprier.
Pourquoi tu es partie ? Demanda la X5.
Pour vous laisser libre champ, que vous puissiez forniquer, rugit M, paroles qui surprirent Vilay, jamais elle n’avait entendu de telle paroles sortir de sa bouche.
Montre lui, répète-t-il sans faire attention aux paroles proférées par sa compagne.
Elle le regarda intensément s’assoit sur son lit, puis se couche et se met de côté. Un long silence s’installa, personne ne bougeait, Vi et Will observaient Meredith qui etait toujours sur son lit. La porte s’ouvrit, ce qui rompit le silence devenu pesant. Lexy entra, la tête dans un sachet de bonbon.
Tu devrais voir ce qu’on peut avoir avec un peu d’argent, sourit-elle en secouant le sachet et prenant un autre bonbon. Oh ! Je vois que tu n’es pas seule. Je dérange peut-être ?, demanda-t-elle en allant s’asseoir auprès d’elle.
Peux-tu demander à ta sœur d’obéir aux ordres, grogna Will.
Pour toute réponse Lexy se tourne vers sa sœur :
Un bonbon ?, dit-elle en lui tendant le paquet.
Pas de réponse ni de mouvement.
Un bonbon?, répèta sa sœur plus sèchement.
Merci, dit seulement Meredith en prenant une sucrerie.
Ne faisant absolument plus attention à ceux qui étaient dans la pièce Lexy se recula légèrement afin d’être mieux installée, sans demander, elle souleva le Tee-shirt de sa jumelle sans qu’elle ne fasse un mouvement contre, seule une larme roule le long de sa joue, Lexy caressa distraitement le ventre.
Je vois qu’elle c’est enfin calmée, dit-elle en caressant les marques.
Un hoquet de surprise s’élève dans la chambre, la jeune asiatique observe le ventre rond et plein d'ecchymoses de la jeune femme, elle s’avance doucement et finit par toucher celui-ci, non sans un mouvement de recul de la part de la psy allongée.
Voilà ce qui arrive quand on ne demande pas la permission avant de toucher, vilaine fille, sourit Lexy.
« Fais les partir, s’il te plaît » , fit parvenir mentalement M à Lexy.
Bien ce n’est pas tout mais la future maman doit se reposer donc on va sortir et la laisser dormir…
Pas tant qu’elle ne m’a pas dit qui est le père, exigea de savoir Will.
Je t’ai…, commence Lexy.
Zen…, grogne Meredith en coupant sa soeur. C’est Zen le père, et si tu veux savoir il était super au lit, pas comme toi, mentit-elle. Allez vous en, à présent je veux plus vous voir !, hurla la jeune femme en tirant son habit.
Le visage de William se décomposa, c’est sans un mot qu’il sortit de la chambre.
Je souhaiterais l’ausculter, intervint timidement Vi.
Oui, oui tout ce que tu veux mais pour le moment, il faut la laisser dormir, dit Lexy en la poussant légèrement vers la sortie, une fois dehors elle ferma la porte, laissant sa sœur seule à l’intérieur.
C’est vrai ce qu’elle a dit ?, s’enquit Will.
Vous les X, je vous comprendrais jamais, vous prenez toujours pour argent comptant ce qu’on vous dit, on est plus à Manticore, dit-elle en s’éloignant. Sache que Zen chasse le même gibier que moi ! S’exclama-t-elle en sortant de l’infirmerie.
Il ne tenait plus en place, Lexy avait beau lui dire que c’était lui le père, il ne pouvait le croire tant que sa compagne ne lui avait pas dit elle-même. Il voulait l’entendre, « c’est ta fille, le fruit de notre amour », Mais si c’était sa fille alors pourquoi avoir menti et caché son état, pourquoi être partie… Pour ces raisons, il avait décidé de ne pas écouter la sœur de sa compagne et d’aller la voir. Oui, elle allait encore le virer mais il continuerait tant qu’il n’obtiendrait pas satisfaction. Cela faisait 3 heures qu’il avait quitté la chambre, laissant May seule. Il ne prit pas la peine de frapper et entra directement.
A l’intérieur la chambre était vide, la fenêtre ouverte, elle était partie… Il sortit rapidement.
Elle avait eu besoin de réfléchir, mentir à l’homme qu’elle aimait lui faisait mal mais lui aussi, lui avait fait mal en enlaçant Vi, peut être qu’à cette heure-ci, ils sont dans un lit, ensemble… Monika avait raison, un X n’est bien qu’avec un de sa race, comment avait-elle pu croire qu’il s’intéressait vraiment à elle… Mais depuis le temps qu’ils étaient ensemble… Il avait du se lasser d’elle, oui Monika disait qu’ils se lassent vite…
Les rues de Seattle lui étaient totalement inconnues mais elle ne voulait parler à personne, de loin elle voyait le Space Needle, elle sourit, là-bas au moins elle pourrait se reposer, cela faisait plus d’une heure qu’elle marchait et la petite bougeait encore. Meredith était nerveuse et passait sa nervosité à l’enfant. La jeune femme s’arrêta un instant pour souffler contre une poubelle.
Hey, toi !, appela un homme.
Meredith se tourne légèrement, en quelques instants elle se fait encercler rapidement par un groupe d’hommes armés de couteaux, l’un d’eux s’approcha d’elle et l’attrapa par les cheveux l’obligeant à se mettre à genoux.
Je vous avais bien dit que c’était une des leurs, s’exclame-t-il en la secouant légèrement pour montrer aux yeux de tous, le tatouage. Elle avait l’air trop bizarre pour être une humaine.
Que lui fait-on ?, demande un homme, ce qui fit sourire l’homme qui la maintenait à terre.
L’homme avait une trentaine d’années, mal rasé, quand il souriait on pouvait voir qu’il lui manquait quelques dents et que les autres étaient dans un sale état. Il était vêtu d’un pull à carreau ainsi qu’un pantalon noir troué.
Il souleva la jeune femme en lui tirant les cheveux. Meredith ne disait rien, trop faible pour s’enfuir ou pour utiliser ses dons, il suffirait de leur faire croire qu’elle s’est évaporée, mais ils étaient trop nombreux et elle n’arriverait pas a tenir l’illusion assez longtemps pour se mettre en sécurité.
Dis, le monstre, on dit que vous avez des matricules, c’est quoi le tien ? Histoire qu’on le mette dans notre calepin.
La psy le regarde horrifiée, combien en avaient-ils tués ?
Et l’erreur, on t’a posé une question alors tu vas te comporter en bon soldat et répondre à la question que mon ami a posé, grogna l’homme qui la tenait, en la secouant il déchira une partie de son tee-shirt.
La jeune femme se recula effrayée, elle trébucha sur un homme derrière elle qui lui attrapa les bras l’empêchant d’aller plus loin.
Et le monstre reste avec nous on a pas fini de jouer avec toi, dit l’homme qui lui tenait fermement les épaules.
L’autre s’approcha et reluqua la naissance de ses seins, découverte par le Tee-shirt déchiré, il arracha le reste de celui-ci et recula d’horreur, tous eurent un hoquet de stupeur.
C’est capable de se reproduire en plus, grogna-t-il. On va remédier à ça..., dit-il en sortant le couteau qu’il avait remis dans sa poche quelques instants plus tôt.
Le chef fit signe à son subordonné de maintenir plus fermement Meredith afin qu’elle ne puisse plus esquisser le moindre mouvement de protection. La jeune femme sentie l’étreinte se faire plus oppressante tandis que l’homme faisait briller la lame de son couteau avec la lumière du lampadaire. Il s’approcha doucement et toucha le ventre de la jeune femme, la peur se lisait à présent sur son visage, les yeux déjà rougis par ces pleurs quelques minutes plus tôt laissèrent s’échapper des larmes.
C’est que le petit monstre est vivant…, commence-t-il, puis il eu un sourire mauvais. Plus pour longtemps, finit-il en levant l’arme
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