Epilogue

 

Epilogue

 

 

 

 

Il faisait sombre.

Des chuchotements de plus en plus intenses se faisaient entendre dans le néant.

Les voix qui s’entremêlaient par milliers, étaient indistinctes. Certaines plus graves que d’autres, celles de femmes ou d’hommes prisonniers de cet Enfer depuis si longtemps.

L’obscurité était quasi totale. Aucune forme percevable. Rien. Que l’immensité des ténèbres.


Soudain un léger cliquetis se fit percevoir, et toutes les voix s’arrêtèrent au bruit du colt qui ouvrait la porte.

Puis les chuchotements reprirent de plus belle, pour ne se fondre qu’en un seul et unique hurlement.


Une lumière vive apparut et l’épaisse fumée noire, qui contenait les âmes de tout les démons de l’Enfer s’y dirigea, dans un cataclysme de cris et de violence.

Les âmes, liées jusqu'à présent, passèrent la porte en une multitude de filet fumeux et s’envolèrent à travers le ciel dans un bourdonnement puissant.

Certaines de ses âmes gémirent au contact de l’air frais, et elles se dissipèrent aussitôt à la recherche du corps d’un hôte parfait.


D’autres âmes restèrent liées suffisamment longtemps jusqu'à approcher la ville avoisinante et se fondirent sur les personnes présentes dans les rues, alors qu’il était déjà tard dans la nuit.


Les Humains étaient alors pris d’assaut, et les épaisses fumées noires s’engouffrèrent dans leur bouche, prenant aussitôt possession de leur corps.

Des lamentations se firent entendre suivit aussitôt de cris de joies.

Les visages s’illuminèrent, ravis de pouvoir enfin revivre une seconde vie, plusieurs siècles après avoir vécu en Enfer.


Ils se regroupèrent en petits groupes, cherchant d’avantages d’Humains pour grossir leurs rangs.


Les démons se ruèrent vers les vitrines des magasins alentours, pour ausculter avec soins leur nouveau visage.

Les mains se baladaient sur les nouvelles peaux, tâtaient leur nouveau corps et souriaient à cette nouvelle aubaine.

Les âmes hommes ou femmes prenaient possession, le plus rapidement possible, des corps qu’ils trouvaient, et certains furent surpris de se retrouver dans celui du sexe opposé.

Lorsqu’ils ouvraient la bouche pour marmonner, la voix du corps restait la même et certains hôtes rirent de la situation.


Au milieu de toutes ces fumées noires, les âmes qui n’étaient pas resté assez longtemps en Enfer pour se transformer en démon, virevoltaient dans des éclairs d’une blancheur immaculée.

Certains esprits disparaissaient en quelques secondes, rejoignant certainement un endroit plus beau et plus calme que cette horreur qu’ils avaient connu pendant plusieurs années ou juste quelques mois ou semaines.

D’autres se fondaient sur les Humains, leur traversant le corps et prenant possession, beaucoup moins radicalement que les démons, de tout leur être.

Il fallait faire vite. Ils n’avaient que quelques secondes pour réfléchir. Ils étaient parfois pris de vitesse par les fumées noires qui les encerclaient pour les désorienter jusqu’à ce qu’ils disparaissent complètement.

C’était une guerre incessante, entre les démons et les esprits, qui avait commencée dès qu’ils avaient franchi la porte.

Il y avait de plus en plus de fumées noires qui prenaient possession des corps, seule une dizaine d’esprit avait réussit à accaparer des Humains.

Ils avaient alors les mêmes gestes que les démons, se tâtant le visage et le corps, se mirant dans les fenêtres des maisons alentours...


Comme cette femme qui se regardait dans la baie vitrée d’une villa près du cimetière.

Elle observa sa nouvelle apparence et des bribes d’images apparurent.

Les souvenirs lui revinrent peu à peu en mémoire.

Une larme coula sur sa joue, mais ce n’était pas de la tristesse.

Ses yeux exprimaient une douleur incommensurable, ses dents se serrèrent et dans un cri d’effroi et de colère, comprenant qu’elle avait échoué, elle laissa éclater sa rage.


Elle se souvenait particulièrement d’une chose...


Son prénom...


Tarah.






A l’autre bout du lotissement.


La silhouette furtive d’un homme qui courait, s’échappait des bosquets et passait de derrière un arbre à un autre. Il se cachait des épaisses fumées noires qui se fondaient les unes après les autres sur les personnes encore présentes dans la rue.

Il approcha peu à peu du parc, et sous la pluie diluvienne aperçut le petit corps sans vie d’une petite fille.

Il ne pouvait pas la laisser là... Les démons l’emporteraient et il serait trop tard...

L’homme bondit de derrière un nouveau fourré et se jeta le plus rapidement possible sur la fillette. Il la prit dans ses bras et l’emporta à l’abri près d’un local à poubelle.

Les effluves des sacs de détritus ouverts lui remontaient aux narines mais il ne grimaça pas, plus préoccupé par l’état de la petite fille. Il l’allongea par terre lorsqu’il se rendit compte qu’elle ne respirait plu et commença à lui faire un massage cardiaque. Il passait ses mains de son nez qu’il pinçait à son thorax qu’il massait à grand coup pendant plus de cinq minutes.

Comment avait on pu faire du mal à cette petite fille... Elle était si frêle... Comment avait-on eu le courage de s’attaquer à elle ?...

Il continua le massage cardiaque et, soudain, sentit un léger souffle s’échapper de la petite bouche...

Elle était sauve...


Il la redressa comme un père l’aurait fait avec son enfant et la prit dans ses bras comme pour la bercer.

Du revers de sa manche il essuya le sang qui avait coulé dans le cou de la fillette et attendit patiemment qu’elle reprenne ses esprits.

Ce qu’elle fit au bout de quelques secondes. Elle ouvrit ses grands yeux verts et se mit à pleurer. Qui était cet homme qui venait de la sauver... Pourquoi il avait ça... Elle aurait préféré mourir que de rester en vie en sachant que ses parents étaient perdus...

Elle plongea son regard dans celui de l’homme et elle se sentit soudain transpercé d’une chaleur si profonde que son corps entier en frissonna. Elle se sentait soudain si bien, si calme... En sécurité.

L’homme aux cheveux trempés, secoua la tête comme pour s’ébrouer et regarda autour de lui. Ils allaient rester ici encore un moment... Jusqu’à ce qu’ils soient en parfaite sécurité.

La fillette se redressa, regarda à son tour ce qu’il se passait dans la rue et, parce qu’elle sentait qu’elle devait le faire, entoura le cou de l’homme de ses bras et se mit à pleurer.

L’homme murmura quelques mots et elle sanglota de plus belle.


La petite fille venait d’apprendre qu’il lui restait quand même quelqu’un...

Jason la serra un peu plus et se laissa aller lui aussi, submergé par l’émotion de tenir enfin sa petite nièce entre ses bras.






Au même instant à plusieurs kilomètres.



Dean : Sammy ! On en parlera plus tard si tu veux bien ! Allume la radio...


L’impala filait à toute allure sur la route, certainement pour s’éloigner au plus vite de cette maudite porte qui allait maintenant les entrainer dans des chasses plus dangereuses les unes que les autres.


Sam tourna le bouton, la chanson en cours se termina et l’animateur se mit à parler. Le cadet allait changer de station mais Dean le prit de vitesse.


Dean : Touche pas ! J’aime bien cette station...


Sam haussa les sourcils et s’enfonça un peu plus dans son siège. Une nouvelle chanson commença et Dean fronça les sourcils.


Dean : Qu’est ce qu’il a dit qu’ c’était cette chanson ?

Sam: « I love you Babe » je crois... Pourquoi ?


Dean plissa les yeux en regardant la route et fit la moue alors que des images d’un sourire inconnu lui traversaient l’esprit.


Dean : Je sais pas... J’ai le souvenir que cette chanson est juste... Importante pour moi...

 

 

 

 

 

 

FIN

Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



Dernière mise à jour de cette page le 18/12/2008

Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com - Signaler un contenu illicite - Voir d'autres sites dans la catégorie Culture Alternative
Concert - Videos Droles - Clips musique - Cours création de site web